Vivre à Franconville

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À Franconville, c’est Bouygues-Immobilier qui décide … ?!

Vivre à Franconville - Décembre 2017 - Parcelles Arline

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Antoine Raisséguier

Madame, Monsieur,
Chers Franconvillois,

Le 11 décembre 2017, la majorité municipale a voté la cession de terrains municipaux à Bouygues pour la construction de 186 à 264 logements sur l’ancien site Arline.

D’abord destiné à l’implantation du siège de l’agglomération et d’un équipement culturel intercommunal, le site a été très partiellement utilisé pour installer le centre de vidéo-surveillance intercommunal, le reste des parcelles étant racheté par la commune, par une décision du 17 novembre 2016, pour y construire un futur centre culturel communal.

Mais, ô surprise, un an plus tard, c’est à Bouygues que les parcelles acquises sont revendues, pour des raisons assez fumeuses car finalement tout à fait prévisibles…

Notre groupe, ouvert à la création d’un projet mixte qui aurait intégré des logements, mais également des équipements publics, des espaces verts et des commerces de proximité, a voté contre la vente de ces parcelles, dans ces conditions.

Les élus de la majorité municipale ont géré ce dossier de manière lamentable, tant sur le fond que sur la forme.

Sur la forme, soit il a été préparé par des élus totalement incapables de mesurer les incidences financières et techniques d’un éventuel centre culturel, soit il a été conduit par des élus qui ont manipulé le conseil municipal durant de longs mois, ayant parfaitement en tête leur objectif inavouable.

Sur le fond, l’argent ne permet pas tout et ne saurait justifier une nouvelle zone dortoir à Franconville, marquant ainsi une nouvelle étape dans la politique désastreuse de bétonnage initiée par la municipalité, avec toutes les conséquences que nous connaissons. Les Franconvillois n’ont pas vocation à payer la facture de l’inconséquence financière d’une majorité municipale autosatisfaite de gérer au jour les jour les effets de ses mauvaises décisions et, dans le cas présent, de faire affaire avec un promoteur privé pour boucher les trous d’un budget municipal qu’elle a, seule, contribué à creuser.

Antoine RAISSEGUIER
Conseiller municipal de Franconville
Responsable du groupe municipal « Vivre à Franconville »


SUR L’OPPORTUNITÉ D’UN NOUVEAU CENTRE CULTUREL,

voilà ce que nous disions en novembre 2016 en conseil municipal :

« Quelle analyse faites-vous quant aux activités du centre culturel Saint-Exupéry ? Pourquoi des activités complémentaires et lesquelles ? Ne faudrait-il pas privilégier sa modernisation ou celle du centre socioculturel de l’Epine Guyon ? »

Zéro réponse de la majorité !

Un an plus tard, tout ce qui était impératif, à savoir sauver le cinéma du centre-ville et moderniser l’offre culturelle, est rayé d’un trait de plume. Circulez, il n’y a rien à voir !

SUR LES ENJEUX FINANCIERS D’UN NOUVEAU CENTRE CULTUREL,

voilà ce que nous disions en novembre 2016 en conseil municipal :

« Nous imaginons que votre majorité a une idée assez précise des budgets d’investissement et de fonctionnement qui découleraient de la construction d’un nouvel équipement. Quels sont-ils ? Quels moyens la ville se donne-t-elle ? »

Zéro réponse de la majorité !

Un an plus tard, l’équipement culturel serait difficile à financer. Circulez, il n’y a rien à voir !

SUR LES ENJEUX TECHNIQUES D’UN NOUVEAU CENTRE CULTUREL,

voilà ce que nous disions en novembre 2016 en conseil municipal :

« La présentation du projet (…) mériterait d’être affinée, notamment pour les aspects relatifs à la circulation et au stationnement, dans un secteur déjà très dense de la ville, à savoir la zone La Source-Ikea. »

Zéro réponse de la majorité !

Un an plus tard, l’implantation de nouveaux parkings, serait trop complexe, trop coûteuse. Circulez, il n’y a rien à voir !

Nous aurions soutenu un « PROJET ALTERNATIF » !

Parfaitement conscients de la situation financière de la commune, du coût d’un tel équipement et de ses contraintes techniques, que la municipalité a fait semblant d’ignorer, nous étions prêts à soutenir un projet alternatif qui rejoint notre préoccupation pour un cadre de vie respecté et même amélioré. Voilà ce que nous disions en novembre 2016 en conseil municipal :

« Il serait assez étonnant que la ville ne s’engage que dans des dépenses, dans un contexte financier connu, alors qu’elle aurait l’opportunité, en partenariat avec un promoteur, d’envisager un retour sur investissement, au moins partiel, avec la construction d’un quartier harmonieux, avec des logements, des équipements publics, des espaces verts et l’implantation de commerces de proximité, en plus de l’équipement culturel. Cette solution a-t-elle été envisagée ? C’est en tout cas le sens que nous souhaiterions donner à une politique foncière communale dynamique. »

« ZÉRO TRANSPARENCE » sur un projet à plusieurs millions d’euros !

Au-delà des changements de position réguliers sur le projet final et donc sur le manque total de clarté des intentions de la majorité municipale, ce dossier a été géré dans une grande opacité.

Le courrier d’offre de Bouygues-Immobilier et le courrier d’acceptation par le maire de Franconville - tous les deux signés en date du même jour, le 24 novembre - ont disparu du dossier du conseil municipal. Par ailleurs, il est fait état d’un plan de masse, mais, là encore, aucune trace dans le dossier. Enfin, il est question de deux offres concurrentes pour lesquelles nous n’avons disposé d’aucun document et d’aucune information préalable en commission « travaux et urbanisme ». Dans ce dossier à plusieurs millions d’euros, les conditions de réalisation, marquées par une absence totale et délibérée de transparence, sont inacceptables.


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