Vivre à Franconville

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Antoine Raisséguier répond à Francis Delattre !

La lettre de Vivre à Franconville - Octobre 2017 - Lettre ouverte - Page 1

La lettre de Vivre à Franconville - Octobre 2017 - Lettre ouverte - Page 2

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Antoine Raisséguier

Monsieur le Maire, Monsieur Delattre,

J’ai souhaité par cette présente lettre ouverte répondre sur le fond à votre dernière tribune municipale, mais également alerter les Franconvillois sur votre attitude lors du dernier conseil municipal.

D’une part, votre tribune dans le journal municipal est la parfaite illustration de la très mauvaise habitude que vous avez prise. Ainsi, lorsque tout va bien, c’est le fait de vos décisions, mais lorsque les difficultés sont là, c’est toujours la faute des autres : l’Etat, le Préfet, la Région, François Hollande ou même l’opposition municipale alors que vous étiez déjà maire et que je n’étais pas né. Cela vous permet aisément d’échapper à votre responsabilité.

D’autre part, chacun doit savoir que votre attitude en conseil municipal consiste à couper le micro de l’opposition municipale et à lui hurler dessus dès que le débat se durcit. Le dernier conseil a été une nouvelle démonstration de ce comportement méprisant à notre égard, évitant ainsi tout débat sur le stationnement payant, ses évolutions et nos propositions. Vous n’avez pas supporté que nous vous disions que les données financières du dossier étaient erronées.

Voilà Monsieur Delattre, vous avez fait le choix, après trente-quatre ans à la tête de la municipalité, de quitter votre fonction de maire et de passer la main à un de vos adjoints, dont, après dix ans de mandat, nous ignorons totalement le bilan. Vous concernant, trente-quatre années à administrer les affaires de la commune, ce n’est pas rien. Elu maire de Franconville en 1983, vous aurez marqué notre ville. En bien, en mal, chacun pourra en débattre. Cependant, rien n’est jamais tout blanc ou tout noir et je ne ferai pas partie de ceux qui diront que vous n’avez rien fait.

J’aime ma ville, comme beaucoup sans doute. J’y ai grandi, j’y ai mes souvenirs et j’y suis aujourd’hui installé avec ma famille. Cela ne m’empêche en rien de porter un regard critique sur votre action, ainsi que de défendre des choix différents. Seulement, vous ne supportez aucune opposition. C’est le principe même du débat démocratique que vous rejetez, sans doute trop habitué à ce que votre entourage s’efface et se taise. C’est tout à fait regrettable car cela ne sert en rien l’intérêt général qui doit présider dans la gestion d’une ville.

Vous nous condamnez car nous vous opposons des arguments solides sur des sujets importants. Vous faites alors le choix de l’invective et de la démagogie. Vous nous condamnez également parce que nous sommes divers quand vous nous offrez le visage d’une droite monolithique enfermée dans le souvenir du « sarkozysme ». Cette capacité à travailler ensemble et à rassembler est pourtant ce qu’attendent nos concitoyens, d’autant plus lorsqu’il s’agit de la vie locale. Vous nous condamnez enfin, car nous sommes dans « la vie réelle », celle des Franconvillois, si bien que nous pouvons mesurer le fossé qui se creuse entre les habitants et vos décisions. Je pense, récemment, au stationnement payant ou encore à la refonte des circuits de bus qui montrent que vous n’êtes pas en lien avec le quotidien de vos administrés.

Lors de vos interventions en conseil municipal, vous ne cessez de parler des prochaines élections municipales, comme pour mieux masquer votre inquiétude peut-être. Pour ma part, j’assume totalement l’ambition qui est la mienne, celle de conduire une équipe sérieuse et de porter un projet local qui, avec la confiance des Franconvillois, permettrait l’alternance en 2020. Pourtant, contrairement à vous, je n’ai pas cette ambition pour moi-même, pour un parti ou pire pour un clan, mais bien pour ma ville, à laquelle je suis attachée, et pour ses habitants.

Je vous appelle donc pour les prochaines semaines à plus de respect et d’écoute permettant ainsi un débat serein sur les défis que notre ville doit relever.

Salutations républicaines,

Antoine RAISSEGUIER
Conseiller municipal de Franconville
Responsable du groupe municipal « Vivre à Franconville »


Mes réponses à vos mensonges et vos élucubrations !

Oui, nous dénonçons les constructions anarchiques !

Oui, le bétonnage des quartiers pavillonnaires est une réalité. Oui, la ville est un chantier permanent depuis 2010. Oui, la place laissée aux piétons et aux espaces verts est toujours plus faible. Oui, la municipalité n’a aucune réflexion en termes d’architecture, ni de réflexion commune avec les villes voisines sur les règles d‘urbanisme à mettre en oeuvre (la chaussée Jules César, par exemple). Oui, vous faites partie des maires qui ont entretenu la crise du logement en ne construisant presque rien pendant tant d’années. Votre boulimie de béton d’aujourd’hui n’est le résultat que de votre égoïsme d’hier !

Entre votre politique, celle du « laissez-faire les promoteurs privés » qui entraîne une densification anarchique de Franconville, et une politique de l’habitat social « partout - tout le temps », dont nous pouvons mesurer parfois les conséquences négatives, il y a la place pour une politique du logement équilibrée permettant à chacun de se loger dignement, respectueuse du cadre de vie des habitants, anciens ou plus récents, et responsable au regard de nos moyens financiers.

Oui, nous dénonçons la sur-occupation des équipements publics !

Dans votre dernière tribune, vous écrivez encore et toujours que Franconville est prête pour accueillir 37 000 habitants. Si tel était le cas, il faudrait expliquer pourquoi la commune a engagé cinq projets d’extension d’école, souvent à minima faute de moyen, en moins de six ans, ce dans une impréparation totale. D’abord l’école maternelle Buisson, puis celle de Carnot, et, enfin, celle de la Fontaine Bertin. Deux extensions supplémentaires sont d’ores et déjà programmées : l’école maternelle Jules Ferry, reportée régulièrement et qu’il est impératif de réhabiliter, certes, mais également d’agrandir, puis l’école René Watrelot pour laquelle la municipalité s’est portée acquéreuse de terrains à hauteur de 900 000 € lors du dernier conseil municipal.

Oui, les Franconvillois paient et paieront la facture de vos décisions !

Malgré votre promesse de ne pas toucher aux impôts du fait de la construction de logements qui contribueraient à apporter de nouvelles ressources, ce fut le contraire ! Ce serait le fait de la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités. Pourtant, votre majorité est bien la seule du Val d’Oise à avoir augmenté les impôts locaux à deux reprises en 2014 et en 2016.

Ce n’est pas faute d’avoir attiré votre attention, comme la Cour Régionale des Comptes l’avait fait en 2012, sur un fait simple : des constructions nouvelles, ce sont certes des recettes supérieures, mais aussi des dépenses supplémentaires, que vous avez été incapable d’évaluer et donc d’anticiper … Voilà la raison des hausses d’impôts et des tarifs municipaux !

Pire encore, en raison d’un endettement trop élevé, qui entraîne des charges financières lourdes, vous avez été obligé de désendetter la ville. Mais le désendettement, souhaitable en soi, s’est fait au détriment des investissements indispensables pour accompagner le développement de notre ville !

Les Franconvillois paieront donc durablement la facture de ce désinvestissement massif et c’est sans doute cela le plus grave. Pour mesurer les conséquences d’une telle politique, une simple comparaison : entre 2014 et 2017, les dépenses d’équipement de la commune n’ont été que de 9 millions d’€, alors qu’une commune française de notre taille a dépensé en moyenne près de 30 millions d’€ sur la même période.

Oui, nous sommes attentifs aux sujets d’avenir, notamment le Grand Paris !

Sur le Grand Paris, dont nous ne nous soucierions pas, vous avez perdu l’occasion de vous taire. Vous rappelez justement l’enjeu que constitue le rattachement du réseau ferré valdoisien au futur métro automatique du Grand Paris, notamment pour rejoindre l’aéroport de Roissy-Charles-de Gaulle.

C’est ainsi que nombre d’élus locaux, dont nous sommes, militent pour la création d’un arrêt « Saint-Denis / Stade de France » sur le parcours de l’actuelle ligne H du Transilien. Cet arrêt permettrait de relier, grâce à une passerelle piétonne, l’un des noeuds ferroviaires du prochain métro : la gare « Saint-Denis Pleyel ». Les valdoisiens pourraient ainsi rejoindre l’aéroport Roissy-CDG grâce à la ligne 17 du futur métro.

Or, cette ligne est gravement menacée, puisque son financement est mis en cause (article du Parisien – Val d’Oise du 01/10/2017). C’est pour cette raison que nous avons manifesté le jeudi 12 octobre dernier devant Matignon, aux côtés d’élus locaux du département de toutes les sensibilités politiques pour défendre le projet de cette ligne 17, car sans elle, il n’y aurait aucune possibilité de rejoindre rapidement l’aéroport. Je ne vous ai pas vu le 12 octobre, ni jamais entendu sur le sujet, sans doute trop occupé dans votre royaume de Franconville.


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