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Franconville : chaude ambiance lors du débat budgétaire !

La gazette, 21 février 2018

Chaude ambiance lors du conseil municipal le 15 février ! Un conseil qui a démarré par une polémique sur un pouvoir donné par un élu lors du conseil municipal du 21 décembre, celui de l’élection de Xavier Melki comme maire.

Arrivé au point du débat d’orientations budgétaires, l’ambiance s’est tendue, entre Antoine Raisséguier, le leader socialiste du plus important groupe d’opposition, et le maire (Lr), Xavier Melki.

Si l’évolution des bases dépend de l’État, en revanche, les taux d’imposition, qui relèvent de la commune, seront inchangés cette année. Xavier Dubourg, adjoint délégué aux finances et au budget, l’a annoncé lors du rapport d’orientations budgétaires (Rob), présenté en conseil municipal jeudi 15 février.

Un exercice obligatoire. Ce rapport souligne que la dotation globale de fonctionnement, après des années de baisse, sera stable. La dotation de solidarité urbaine est en revanche en hausse, comme les dépenses d’investissement, 17 millions d’euros.

En 2018, la Ville prévoit l’extension et la réhabilitation de la maternelle 1 de la Fontaine-Bertin, la création du centre de loisirs Arc-en-Ciel et de places de stationnement rue de Paris, l’extension du groupe scolaire René-Watrelot, la mise en accessibilité des bâtiments communaux, l’achat d’horodateurs, la rénovation de la rue du Plessis-Bouchard. La Ville n’empruntera pas.

« L’encours de la dette qui s’élève à 34 millions d’euros, diminue. La dette est saine, exempte d’emprunts à taux structurés, toxiques », a assuré Xavier Dubourg.

« Vous aurez du mal à faire oublier que vous avez augmenté les impôts en 2014 et en 2016, a lancé Antoine Raisséguier, conseiller municipal d’opposition (Ps), qualifiant la proposition du maire de baisser les taux d’imposition en 2019, « juste avant les élections », de « démagogique ».

Puis il a attaqué sur le nombre de places en crèche. « Insuffisant », selon le président du groupe Vivre à Franconville, qui plaide pour des maisons d’assistantes maternelles dans les programmes immobiliers.

L’élu a aussi enjoint le maire de revenir à la retransmission des débats du conseil en direct sur Internet, de rendre « les informations financières en accès libre » et de faire « la transparence sur les indemnités des élus ».

« Si la Ville veut vraiment baisser les impôts, il faut faire attention au stationnement payant. On est passé de 8 160 à 18 156 verbalisations. Les augmentations de tarifs dépassent largement l’inflation. On est au-dessus de 10% ».

Les places en crèche

Jean-Luc Mayenobe, élu Fn (Faire Front pour Franconville), a réclamé « un moratoire sur la construction des logements collectifs ».

Marie-Christine Cavecchi, première adjointe (Lr) déléguée aux affaires culturelles et présidente du Conseil départemental, a voulu rassurer Éva Hinaux, ex-adjointe (Lr) passée dans l’opposition, qui s’étonnait de ne pas rien voir sur la culture dans le Rob, sur le fait que la culture reste importante à Franconville.

Concernant les places en crèche, le maire (Lr), Xavier Melki, a invité le socialiste à voir « l’offre dans leur globalité. Faites preuve d’honnêteté intellectuelle. Vous oubliez les assistantes maternelles ».

Selon la mairie, qui vient d’ouvrir une quatrième crèche rue Charles-Burger, la commune dispose de 297 places en collectif et 584 places gérées par 207 assistantes agréées. Sandrine Le Moing, adjointe (Lr) à l’enfance et à la jeunesse, a expliqué qu’il y a deux dossiers en cours pour des maisons d’assistantes maternelles. Ces initiatives relèvent des assistantes maternelles, et non de la commune, et chaque structure correspond à « un maximum de 16 places ».

Prochain débat lors du budget, qui doit être adopté dans les deux mois, avant le 15 avril.

Petits échanges entre élus…

« Ne me coupez pas la parole ! ». Le début du conseil municipal était un peu mouvementé à Franconville. C’est ainsi que le maire (Lr), Xavier Melki, a interpellé son opposant, Antoine Raisséguier, conseiller municipal (Ps), qui venait de l’interrompre. « Peut-on couper ce micro ? », a demandé à plusieurs reprises le maire à l’adresse du technicien chargé du conseil municipal, voyant qu’Antoine Raisséguier poursuivait son propos.

« Censure ! », a même lâché Maya Sebaoun, conseillère d’opposition du groupe Raisséguier. Antoine Raisséguier, piqué au vif par une remarque du maire, a aussi lancé : « Moi je ne suis pas né avec une petite cuillère d’argent dans la bouche en politique. Vous devez tout à M. Delattre ».

Éva Hinaux, adjointe (Lr) au maire jusqu’en décembre 2017, aujourd’hui dans l’opposition, s’est réjouie de ne « plus avoir à (se) taire, d’être muselée. »

Réplique de Xavier Melki : « Je suis sans voix. Je rappelle que vous avez tout voté depuis 2008. Être dans l’opposition vous porte à avoir un autre discours. »

La suite du conseil municipal a été heureusement beaucoup plus calme…


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